Parmi les trois exercices proposés au baccalauréat de français, on retrouve la dissertation, aux côtés du commentaire composé (dont nous avions déjà traité la méthode dans un article précédent) et de l’écrit d’invention.
La dissertation par souvent d’une citation d’auteur, d’un constat, et c’est à vous de faire le travail nécessaire à partir de ces quelques lignes qui sont censées vous inspirer ! Une bonne méthode s’impose donc, afin d’être efficace et rapide le jour J, et pour garantir un maximum de points d’avance. Pour cela, beaucoup d’entraînement, voire le recours à des cours particuliers si votre niveau est trop faible (à trouver par l’application Tboks par exemple).
On effectue tout d’abord un travail de repérage. Il est très important de repérer précisément les mots-clés qui vont permettre de délimiter le sujet. Ne vous lancez pas directement sur votre copie après une simple lecture, ça serait le meilleur moyen de faire du hors-sujet, qu’il faut à tout prix éviter !
A partir de ces mots-clés, on écrit les premières choses qui nous viennent à l’esprit pour traiter le sujet, et dès que l’on y voit assez clair dans les axes que l’on va traiter, on problématise le sujet : là aussi, attention à ne pas dériver ! On reformule à sa façon tout en restant fidèle au sujet proposé.
A partir de là, on se remue les méninges et on essaie, toujours au brouillon, de trouver les arguments et les exemples permettant de répondre à notre problématique. On ne cherche pas forcément à ordonner tout cela dans un premier temps, on écrit ce qui nous vient à l’esprit, puis on réorganise tout ça par la suite en des parties cohérentes, en veillant d’aller du plus simple au plus complexe.
Pour ce qui est de l’introduction :
- une première phrase d’accroche qui permet de resituer le sujet, en évitant à tout prix des phrases toutes faites et qui présentent des généralités ;
- l’annonce de la problématique ;
- l’annonce du plan.
Au moment de passer à la rédaction, on veille particulièrement à utiliser des connecteurs logiques pour hiérarchiser ses propos, pour créer un fil conducteur à son développement. Entre chaque grande partie, on fait une conclusion partielle et une transition vers la nouvelle partie. Le correcteur doit pouvoir suivre votre raisonnement.
Pour la conclusion, il faut veiller à bien la soigner, ça sera la dernière impression laissée au correcteur. Elle permet de reprendre l’avancée de votre réflexion sur la question, et doit donc apporter une réponse à la problématique posée au début.

